La douleur aiguë / la dysménorrhée

Comment les douleurs naissent-elles ?

D’un point de vue médical, les douleurs sont associées à une blessure réelle ou potentielle des tissus. Elles ont donc une fonction d’alerte de la plus haute importance. Les douleurs peuvent également être déclenchées par des facteurs extérieurs, tels que la chaleur ou le froid, mais aussi par une inflammation ou un trouble du système nerveux. Les fibres nerveuses présentes dans le corps perçoivent les douleurs au moyen de capteurs spéciaux et les transmettent au cerveau.
La cause de ces douleurs n’est pas nécessairement physique : certaines douleurs peuvent devenir chroniques et subsister alors que la cause n’est plus présente. Même les troubles d’ordre psychique peuvent être perçus comme des douleurs.
Important : les douleurs sont ressenties différemment par chacun d’entre nous. Et les personnes qui font face à des problèmes psychiques ont tendance à percevoir plus fortement les douleurs que les personnes d’humeur plus positive.

Qu’est-ce que la «dysménorrhée» ?

La dysménorrhée (règles douloureuses) est un problème que rencontrent beaucoup de femmes. On distingue la dysménorrhée primaire et la dysménorrhée secondaire:

La dysménorrhée primaire est douloureuse, mais n’a le plus souvent pas de causes physiques. Elle est déclenchée par les propres messagers du corps transmettant la douleur (prostaglandines). Lors des règles, la musculature de l’utérus se contracte et repousse la muqueuse. C’est cette contraction qui provoque des douleurs. La dysménorrhée primaire survient lors des menstruations.

La dysménorrhée secondaire désigne des douleurs menstruelles déclenchées par des changements organiques ou des maladies dans ou à la surface de l’utérus, tels que les kystes, myomes (tumeurs musculaires bénignes) ou l’endométriose (muqueuse de l’utérus qui s’étend en dehors de ce dernier). Les règles sont alors souvent perçues comme plus longues ou plus difficiles que d’habitude. Les moyens de contraception perçus comme des corps étrangers, tels que le stérilet, peuvent également déclencher une dysménorrhée secondaire.

Que peut-on faire contre la dysménorrhée ?

Outre le mouvement et le sport, la chaleur (bain, bouillotte, sauna) aide à détendre la musculature crampée. Un apport élevé en magnésium (par ex. en consommant des noix/noisettes ou des bananes) peut également être utile, car le magnésium prévient les crampes.
Souvent, des analgésiques (anti-inflammatoires non stéroïdiens, AINS) sont également utilisés pour atténuer avec succès les symptômes. Ceux-ci sont disponibles sous différentes formes d’administration et avec différentes substances actives. Il est important ici qu’un gynécologue ait préalablement exclu toute autre maladie sous-jacente pouvant être à l’origine des fortes douleurs menstruelles. De même, il ne faut en aucun cas prendre durablement des analgésiques sans en avoir parlé préalablement au médecin.